Canadian Cattlemen’s Association

Code de pratiques applicables aux soins et à la manipulation des bovins de boucherie

Questions et réponses – 31 mai 2012 

Q : Qu’est-ce que le Code de pratiques applicables aux soins et à la manipulation des bovins de boucherie?

R : Les codes de pratiques sont des lignes directrices élaborées à l’échelle nationale pour les soins et la manipulation des animaux d’élevage. Ils constituent notre entente nationale sur les besoins et les pratiques recommandées pour différentes espèces. Les producteurs de bœuf suivent le Code de pratiques applicables aux soins et à la manipulation des bovins de boucherie.

Q : Pourquoi révise-t-on le code de pratiques pour les bovins de boucherie?

R : Le code existant date de 1991. Depuis, la science a avancé, l’intérêt général pour l’agriculture a changé, et les pratiques ont évolué. Un code renouvelé permettra à l’industrie, au grand public et à d’autres acteurs de communiquer les uns avec les autres sur la base d’une conception actualisée des soins à donner aux bovins de boucherie au Canada.

C’est un moyen d’aborder les préoccupations des clients, des consommateurs, des détaillants et des militants au sujet de l’élevage des bovins au Canada. L’initiative de l’industrie en ce domaine est préférable à la réglementation gouvernementale.

En 2009, dans le cadre d’un projet pilote, le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage a achevé le renouvellement d’un code de pratiques pour les bovins laitiers. Par la suite, le conseil d’administration de la Canadian Cattlemen’s Association a décidé, par voie de scrutin, de renouveler le code pour les bovins de boucherie selon le même processus.

Q : Comment procède-t-on pour renouveler le code pour les bovins de boucherie?

R : Le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage a un processus pour renouveler les codes existants ou pour en élaborer de nouveaux. Ce processus implique deux comités : un Comité scientifique, qui examine les travaux scientifiques publiés sur les questions de bien-être prioritaires, et un Comité d’élaboration du code, qui s’appuie sur le rapport du Comité scientifique pour rédiger le code.

Q : Qui est impliqué?

R : Le Comité d’élaboration du code inclut des chercheurs et des producteurs de bœuf, ainsi que des représentants des sociétés de transport, des vétérinaires, des sociétés d’assistance aux animaux, des organismes de réglementation du bien-être animal et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Spécifiquement, en plus de son président, Ian McKillop (un producteur de bœuf de l’Ontario), le Comité d’élaboration du code comprend les producteurs Kim Hextall (Sask.), John Schooten (Alb.), Alain Juneau (Qc) et Robert Acton (N.-É.), un représentant des transporteurs, Randy Scott (Ont.), un représentant de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, John Campbell (Sask.), un représentant de la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux, Geoff Urton (C.-B.), un représentant des organismes de réglementation du bien-être animal, Morris Airey (Alb.), un représentant des transformateurs, Mike Siemens (Kansas), une représentante de l’ACIA, Geneviève Bénard (Ont.), une représentante des gouvernements provinciaux, Melinda German (Man.), deux représentants du milieu de la recherche et de l’enseignement, Joseph Stookey (Sask.) et Karen Schwartzkopf-Genswein (Alb.), ainsi que Ryder Lee, l’agent de liaison de la Canadian Cattlemen’s Association.

Le Comité scientifique se compose de John Campbell, Janice Berg, Karen Schwartzkopf-Genswein, Joe Stookey, Derek Haley et Ed Pajor; la rédactrice est Nicole Fenwick.

Q : Quand le nouveau code sera-t-il prêt?

R : Il devrait l’être en mars 2013.

Q : Est-ce que les producteurs ou le grand public ont leur mot à dire?

R : Oui, ils ont plusieurs moyens de s’impliquer. Le Comité d’élaboration du code est conçu pour représenter tous les acteurs de la production bovine au Canada aujourd’hui. Deux sondages ouverts au public sont diffusés sur www.nfacc.ca/codes-de-pratiques/bovins-de-boucherie. Le contenu du code sera ouvert aux commentaires du public plus tard en 2012 sur la même page Web. Nous publierons des communiqués au début de la période de commentaires. Les répondants aux sondages peuvent aussi nous laisser leur adresse courriel pour recevoir les prochaines mises au point.

Q : Comment utilise-t-on les codes au Canada?

R : De plusieurs façons. Un code est à la fois un guide et une base de référence pour les producteurs et l’industrie en ce qui a trait aux soins à donner à leurs animaux. On s’y réfère aussi dans les causes juridiques liées au bien-être animal. Il peut servir à informer les nouveaux producteurs et les personnes intéressées par la production bovine. Enfin, il peut être le fondement d’autres programmes, notamment un programme d’évaluation à la ferme si les clients demandent des preuves de la façon dont on élève les bovins.

Q : Qu’est-ce que cela va changer sur ma ferme ou mon ranch?

R : Les éleveurs, petits et grands, seront toujours les premiers responsables de la façon dont leurs animaux sont élevés. Un code renouvelé n’y changera rien. Pour l’instant, le Code pour les bovins de boucherie n’est pas obligatoire et ne fait pas l’objet d’audits, mais si des bovins sont en détresse, il est l’un des outils dont les agents d’exécution se servent pour mesurer les soins donnés par le propriétaire des animaux. La définition des soins possibles et optimaux, dans le secteur de l’agriculture commerciale, évolue constamment. Les codes de pratiques regroupent les résultats de recherche les plus récents en y incorporant des considérations pratiques, réglementaires et législatives et les attentes du public. Une fois le code terminé, tous les producteurs devraient le lire pour voir quelles sections s’appliquent à leurs activités.

La plupart des producteurs font probablement déjà ce que le code exige ou recommande à titre de pratiques exemplaires. Le comité d’élaboration fonctionne par consensus pour s’assurer que le code est pratique, qu’il repose sur des bases scientifiques et qu’il tient compte des attentes des consommateurs, du public, des transformateurs et des vendeurs de bovins de boucherie.

Q : Le code est-il un règlement gouvernemental?

R : Non. C’est l’industrie qui a décidé de le renouveler. Dans certaines provinces, la réglementation fait référence aux codes. Cela signifie que si une personne est accusée de cruauté envers des animaux d’élevage, on peut utiliser le code de pratiques pour cette espèce animale pour juger si les pratiques de l’accusé reflètent les normes de l’industrie.

Q : Quels seront les changements dans le nouveau code?

R : Cela fait partie des discussions. Nous connaîtrons les détails quand les membres du comité jugeront que le contenu est prêt à soumettre aux commentaires du public.

Q : Qui paye pour tout ceci?

R : Les révisions de codes de pratiques lancées entre 2010 et 2013 s’inscrivent dans le projet « Répondre aux attentes du marché intérieur et international en matière du bien-être des animaux d’élevage », financé par le fonds Agri-flexibilité d’Agriculture et Agroalimentaire Canada dans le cadre du Plan d’action économique du Canada. 

Q : En quoi consistent les sondages auxquels on demande aux producteurs de répondre?

R : Le code de pratiques pour les bovins de boucherie, comme les sept autres codes en cours d’élaboration ou de révision, est rédigé par un comité qui représente l’ensemble des acteurs qui s’intéressent à l’élevage des bovins de boucherie au Canada. Comme un comité de 15 personnes ne peut pas tout savoir, nous avons créé ces sondages pour l’aider dans son travail sur certains aspects clés. Nous sollicitons les commentaires des producteurs et des personnes du public afin d’avoir une compréhension solide des réponses canadiennes aux questions posées dans le sondage. (Un deuxième sondage est en gestation.)

Q : Pourquoi devrais-je répondre à ces sondages?

R : Les résultats des sondages seront pris en compte pour rédiger le code de pratiques pour les bovins de boucherie. Cette formule permet à un plus grand groupe que les 15 membres du comité d’avoir leur mot à dire. La participation des producteurs est précieuse; elle contribue à faire avancer les choses. Aux stades suivants, le processus se poursuivra sans leur apport; il est donc évident qu’il vaut mieux avoir leur perspective pour faire contrepoids aux opinions des gens qui ne s’occupent pas de bovins tous les jours, mais qui pour d’autres raisons s’intéressent de près au code de pratiques.

Pour plus de détails, communiquez avec Ryder Lee à rlee@cattle.ca, 613-233-9375 ou 613-266-3893