Bulletin du CNSAE : juillet 2020

Dans ce numéro :

ACCÈS À DEUX PRÉSENTATIONS DE LA SÉANCE DE JUIN DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNSAE

Le CNSAE a tenu la première séance virtuelle de son conseil d’administration en juin. Deux présentations de cette séance ont reçu des éloges, et nous avons été exhortés à les diffuser à un plus large public. Heureusement, les deux ont été enregistrées, bien que pas de façon professionnelle. L’enregistrement et le montage ne sont pas impeccables, mais chaque présentation apporte d’importants éléments à la conversation sur l’amélioration de la vie des animaux d’élevage. Pour un bénéfice maximal, visionnez-les toutes les deux. 

Dans sa fascinante présentation d’une heure (questions comprises) intitulée Vers une agriculture socialement durable – ce qui fonctionne ou pas, Marina (Nina) von Keyserlingk parle :

  • de la recherche sur les effets non intentionnels des lois censées lutter contre les incursions sur les fermes et autres activités clandestines,
  • des impacts de la sensibilisation et du dialogue avec le public,
  • d’une marche à suivre pour élaborer une vision pour l’agriculture.

La poignante présentation de 45 minutes (questions comprises) d’Andria Jones-Bitton, Les campagnes contre l’agriculture : un facteur de risque pour la santé mentale des agriculteurs et le bien-être animal?, illustre l’importance des mots. Même si la seule volonté d’une personne est d’améliorer la vie des animaux, la compassion envers les gens est essentielle à cet objectif.

La conversation se poursuit. Le Conseil national sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage (Conseil NSBEAE) organisera en novembre un comité d’experts virtuel qui inclura Nina et Andria entre autres panélistes. Pour en savoir plus, visionnez Les réalités d’Un seul bien-être et les effets sur le bien-être animal sur https://www.ahwcouncil.ca/forum-fr/2020.

NOUVELLES DES CODES DE PRATIQUES EN COURS DE RÉVISION OU D’ÉLABORATION

Le 1er juillet 2020, le projet des codes du CNSAE (CAP-AAPN-001 – Faire progresser le bien-être animal et renforcer la confiance publique par les codes de pratiques) a été transféré de la Coalition canadienne pour la santé des animaux au Conseil NSBEAE. Le nom, le plan de travail et l’équipe du projet n’ont pas changé, mais il porte désormais le numéro CAP-AAPN-050.

Malgré l’impossibilité de se réunir en personne, le comité du code poursuit son travail, et tout le monde s’adapte à la réalité des réunions virtuelles. La pandémie a reporté les périodes de commentaires publics, dont les calendriers révisés sont publiés sur la page Web de chaque code (Bovins laitiers, Salmonidés d’élevage, Chèvres et Transport). Des informations supplémentaires sur chaque code sont présentées ci-dessous.

Code pour les bovins laitiers

Le comité du code a tenu une série de réunions en ligne sur deux jours consécutifs en juin. Les premières sessions ont été consacrées au logement, et chaque membre a eu l’occasion de s’exprimer sur les espoirs des acteurs de son milieu pour le chapitre révisé.

Il a principalement été question de la conception des stalles, du confort des animaux et des options pour permettre aux vaches et aux veaux de circuler librement – trois des sujets les plus fréquemment soulevés par les acteurs ayant répondu au sondage sur les questions qui viennent immédiatement à l’esprit. Durant les sessions finales, les membres du comité sont revenus au logement pour résumer les domaines de convergence et les lacunes à combler avant les discussions suivantes.

De grands progrès ont été réalisés dans l’examen des chapitres préliminaires sur les pratiques d’élevage et l’euthanasie; ces chapitres sont maintenant en grande partie terminés. Le travail sur le chapitre sur les pratiques d’élevage a permis au comité d’aborder bon nombre des points soulevés dans le sondage, notamment l’importance de manipuler les animaux calmement et en silence, ainsi que le besoin général d’une formation et d’une supervision attentives du personnel. Au sujet de l’euthanasie, le comité veut intégrer des outils conviviaux pour faciliter les décisions d’euthanasie et offrir des directives supplémentaires sur les techniques d’euthanasie correctes.

Peut-être parce que le groupe avait déjà bien appris à se connaître au cours de ses réunions en personne (et bien sûr des dîners en groupe!), le comité continue d’avoir des échanges très positifs et fructueux malgré la réalité actuelle des sessions à distance.

L’évaluation par les pairs du rapport sur les questions de bien-être prioritaires est terminée; le rédacteur de recherche travaille avec le comité scientifique à aborder les commentaires.

Les comptes rendus des réunions passées du CÉC pour les bovins laitiers sont accessibles ici.

Code pour les salmonidés d’élevage

Le comité du code a tenu une série de réunions en ligne sur trois jours consécutifs en juin. Il a beaucoup été question des sections préliminaires sur la qualité de l’eau et la densité de peuplement, deux sujets parmi les plus souvent cités dans les réponses au sondage sur les questions qui viennent immédiatement à l’esprit des acteurs du milieu. Le comité s’est ensuite employé à revoir les sections sur la sélection du site, la conception des enceintes, l’éclairage et la planification d’urgence. Le contenu préliminaire sur le pou de mer a aussi été revu (p. ex. la prévention des infections, le contrôle des niveaux de poux, le bon usage des traitements et les méthodes de contrôle physique). Enfin, le comité a revu la description des considérations particulières pour les poissons géniteurs (p. ex. manipulation, collecte des œufs, gestion sanitaire).

Le compte rendu de la réunion de juin est accessible ici.

L’évaluation par les pairs du rapport sur les questions de bien-être prioritaires est terminée; la rédactrice de recherche travaille avec le comité scientifique à aborder les commentaires.

En août, le comité du code tiendra au moins quatre sessions en ligne durant lesquelles le code préliminaire sera revu en entier, pour qu’il soit prêt pour la période de commentaires publics de 60 jours prévue en novembre-décembre 2020.

Code pour les chèvres

Après un report dû à la COVID-19, le comité d’élaboration du code [CÉC] pour les chèvres a repris ses réunions en ligne périodiques pour présenter, examiner et discuter du contenu possible de la version révisée du code de pratiques pour les chèvres.

De juillet à septembre, les sous-comités se réuniront pour peaufiner leurs sections respectives du code, qui seront ensuite soumises à l’examen du CÉC au complet. Des réunions hebdomadaires permettront au CÉC d’examiner tout le contenu préparé. Après chaque réunion, les modifications recommandées et/ou les insertions et ajouts proposés seront étudiés par le sous-comité pertinent et par le gestionnaire du code. Le CÉC examinera au moins deux fois toutes les sections des chapitres d’ici la fin septembre.

Après une première séance d’orientation du CNSAE pour permettre aux membres du comité de se familiariser avec la plateforme en ligne, les réunions hebdomadaires ont commencé avec une révision des sections sur l’euthanasie et la manipulation. Celles-ci seront suivies par un examen des sections sur le prétransport et sur les aliments et l’eau. Les mises à jour et examens hebdomadaires se poursuivront tout l’été. En septembre, le comité apportera la touche finale au code et présentera la version préliminaire au CNSAE en préparation de la période de commentaires publics [décembre 2020 à janvier 2021].

Avec la conclusion récente du processus d’évaluation par les pairs, le comité scientifique [CS] tient des réunions pour analyser et aborder les modifications, clarifications et ajouts recommandés à la version préliminaire de son rapport. Quand toutes les recommandations de l’examen auront été abordées, la présidente du comité scientifique (qui est aussi membre à part entière du comité d’élaboration du code) donnera une présentation du rapport au CÉC. À son tour, le CÉC examinera le contenu et la neutralité des constatations sommaires, à savoir si toutes les questions de bien-être prioritaires ont été abordées comme prévu et si le CS a bien omis de présenter au CÉC des recommandations explicites sur le contenu du code. Quand le rapport scientifique sera disponible, le CÉC pourra s’en servir pour éclairer les chapitres du code. 

Les comptes rendus des réunions antérieures du CÉC pour les chèvres sont accessibles ici.

Code pour le transport

Le but, après avoir choisi les 23 membres du comité d’élaboration du code (CÉC) pour le transport, était de tenir une réunion en personne au printemps 2020. Comme cela n’a pas été possible, le CÉC s’est réuni au cours de cinq sessions en ligne à la fin juin qui ont dans les faits remplacé ce qui aurait normalement été une réunion en personne d’une journée et demie. Bien que la formule n’ait pas été idéale pour la première réunion d’un groupe aussi nombreux, elle a fonctionné, et les principaux objectifs de la réunion ont été atteints.

En raison de la grande variété d’antécédents et d’expérience d’élaboration d’un code chez les membres du CÉC, les quatre premières sessions ont servi à amener tout le monde à un niveau de connaissances similaire des généralités et des détails du projet d’élaboration du code pour le transport. La dernière session a fait appel à l’expérience et au savoir-faire des membres du CÉC pour choisir le point de départ de la structure du code (la table des matières) et pour s’entendre sur le sujet et la composition de chaque sous-comité. Rappel : le CÉC est chargé d’élaborer le contenu commun à tous les types d’animaux visés par le code de pratiques pour le transport.

Cinq sous-comités ont été établis; ils examineront et se prononceront sur divers sujets liés à la matière qui ont des incidences sur le transport des animaux visés par le code. Les sous-comités seront chargés du contenu relevant des catégories suivantes :

A.            Personnel et équipement

B.            Embarquement et débarquement

C.            Planification avant le transport

D.            Ventilation

E.            (Compréhension des répercussions de l’) aptitude au transport

Chaque sous-comité compte entre cinq et huit membres, et trois sous-comités ont été choisis pour commencer le plus tôt possible. La mise en route des deux autres sera échelonnée pour mieux gérer la charge de travail des membres du CÉC et de l’équipe du code. Les sous-comités travaillant sur les sujets qui nécessiteront l’apport des groupes de travail par espèce commenceront immédiatement, pour que le savoir-faire des GT puisse être employé à ajouter le contenu propre à chaque espèce le plus tôt possible dans le processus.

Deux réunions en ligne du CÉC au complet auront lieu à l’automne, après quoi il faudra attendre au début de 2021 pour que le groupe ait la première occasion de se réunir en personne. Le CÉC continuera de se réunir tous les trois mois environ en 2021. Comme pour les autres codes élaborés selon le processus du CNSAE, les sous-comités tiendront des sessions en ligne entre les réunions du CÉC pour rédiger le contenu spécifique.

Certains GT continuent de rédiger le contenu de leurs sections (p. ex. Volaille; Couvoirs; Visons, renards, lapins) durant leurs sessions en ligne, mais la plupart des autres GT font une pause en ce moment. On s’attend à ce qu’ils commencent à se réunir (en ligne et en personne) au printemps 2021.

Le début de la période de commentaires publics (PCP) de 60 jours est prévu pour juin 2022, après quoi le CÉC est censé se réunir deux fois pour examiner les commentaires et apporter des modifications à la version préliminaire du code. À ce moment-là, le CÉC pourrait décider de demander aux GT par espèce d’examiner et de discuter des commentaires portant strictement sur certaines espèces.

Les bulletins antérieurs sur le code pour le transport sont accessibles ici.

Pour en savoir plus sur les étapes du processus d’élaboration des codes et l’état d’avancement des codes à réviser, suivez ce lien.

Le financement du projet est assuré par le programme Agri-assurance dans le cadre du Partenariat canadien pour l’agriculture, une initiative fédérale-provinciale-territoriale. 

« Retour à la liste